vendredi 24 août 2018

JUAN-BATISTA CAMBIASO (ex ROYAL HELENA)


Type : trois mâts goélette.


Gréement :  Mâts en tube d'acier d'une seule pièce. 5 voiles carrées sur le phare, avec vergues fixes. Voile à corne et flèche sur le grand mât ; mât d'artimon à gréement bermudien. Ces 2 mâts portent  des barres de flèche très longues (2 étages sur chacun des mâts). Le mât d'artimon sert de cheminée. 16 voiles.

Matériaux : coque et pont en acier.

Date et lieu de lancement : 2009 à Varna (Bulgarie)
Autres noms : Royal Helena.
Utilisation initiale : Voilier-école  bulgare.
Dernière nationalité connue : République Dominicaine
Dernier port d'attache connu :  
Dernière utilisation connue : Voilier-école militaire de la République Dominicaine.
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Signification du nom :  Juan-Batista Cambioso :  L'amiral dominicain qui commandait la flotte de son pays au début de la guerre d'indépendance,le 15 avril 1844.  Ce combat opposait  goélettes totalisant 8 canons côté dominicain, 2 goélettes et un brigantin côté haïtien. Le 15 avril est célébré par la marine dominicaine comme le jour anniversaire de sa fondation. Cette guerre a libéré Saint-Domingue de la tutelle de Haïti et donné naissance à la République dominicaine, qui en fait a commencé par une dictature. La guerre a duré jusqu'en 1856, Haïti ayant tenté à plusieurs reprises de reprendre le territoire perdu. 
    Royal Helena ? un palace de la côte bulgare porte ce nom, mais y a t-il un rapport ? Nous n'avons pas trouvé de reine s"appelant Helena dans l'histoire du pays.
Longueur hors-tout : 54,4 m
Longueur de la coque : 44,9 m
Longueur à la flottaison : 37 m
Largeur maximale : 8,2 m
Tirant d'eau maximal : 3,9 m
Tirant d'air : 33 m
Déplacement : 402 t .
Surface maxi de voilure : 1000 m²

État : Récent, régulièrement entretenu.

Avant : Étrave à guibre ; beaupré en une seule partie ; pas de gaillard. Figure de proue recouverte de peinture dorée (apparemment oxydable...), représentant une femme au bras droit tendu



Arrière : Arrière à voûte entièrement immergée ; tableau  presque vertical, avec hublots carrés.
Coque : Noire, bande jaune.

Superstructures : Roufs peints en blanc.

     Royal Helena est un voilier construit en Bulgarie en 2009. La forme de la coque et le gréement s'inspirent visiblement des trois-mâts goélettes construits en Pologne dans les années 1980, et notamment du voilier bulgare Kaliakra.
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      Par contre, le gréement est identique à celui des 2 autres voiliers : un phare de misaine à 4 voiles carrées et à vergues fixes, un grand mât à voile à corne et flèche, un artimon à voile bermudienne. Selon les plans d'origine, l'artimon devait porter une voile à corne, mais il rendait le bateau surtoilé et trop ardent. Ce gréement mixte, qui permet aux élèves d'apprendre le fonctionnement de tous les types de voiles, est parfois appelé gréement polonais. On peut remarquer que le mât d'artimon sert de cheminée.
    Royal Helena, comme Kaliakra représentait la Bulgarie dans les courses de grands voiliers. Il participait à la  Mediterranean tallship race 2013 et était présent à Toulon à la fin du mois de septembre. Il peut embarquer 47 stagiaires. Pour des sorties de la journée, sa capacité est de 100 passagers ou stagiaires. IL navigue surtout en Mer Noire et en Méditerranée, mais également en Atlantique (Antilles).
    Ce navire faisait partie d'une association, Wind is our Friend, comprenant des grands voiliers très divers comme Gorg Fock, Eye of the wind, Mercedes, Adornate, etc.

    En août 2018, le navire a été vendu à la République Dominicaine, dont il est désormais le grand voilier-école, sous le nom de Juan-Batista Cambiaso. Va-t-il garder la même présentation (couleurs de coque, figure de proue, etc...) ?

dimanche 1 juillet 2018

LIBERTAD

Type : Trois-mâts carré.

Libertad descendant la Seine au coucher du soleil (Armada 1989)


Gréement : 5 vergues sur chaque phare ; petite brigantine.

Matériaux : Coque et pont en acier. Mâts en acier, en 3 parties.

Date et lieu de lancement : 1956 en Argentine.
Nom lors du lancement : Libertad.
Autres noms :

Utilisation initiale : Voilier école argentin.
Dernière nationalité connue : Argentine.
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Dernier port d'attache connu : Buenos Aires, Argentine.
Dernière utilisation connue : Navire-école.
État : régulièrement entretenu.


Signification du nom :  Libertad signifie Liberté en Espagnol, langue officielle de l'Argentine. La figure de proue représente La Liberté.

Longueur hors-tout : 105,2 m

Longueur de la coque : 91,8 m
Longueur à la flottaison : m
Largeur maximale : 13,8 m

Tirant d'eau maximal : 6,7 m
Tirant d'air : 55
m

Déplacement : 3675 t
Surface maxi de voilure : 2643




Coque : Blanche.
Superstructures : Importantes, rendant la silhouette de ce navire assez lourde.
Avant : étrave à guibre ; beaupré en 1 seule partie ; figure de proue (femme représentant la Liberté) .


Arrière : à voûte. Gouvernail à tube de jaumière.

    Libertad est un trois-mâts carré assez récent, construit en 1956 par un chantier argentin pour remplacer le Presidente Sarmiento, aujourd'hui conservé comme navire-musée à Buenos-Aires. C'est un des plus grands voiliers du monde.

   Il a été récemment l'objet d'un incident avec le Ghana, qui l'a retenu plusieurs mois pour cause de dettes impayées par l'Argentine.

   En France Libertad  a participé aux Armadas 1989 et 2003 et à Brest 2016. Il est invité à la prochaine Armada qui aura lieu en juin 2019.



dimanche 17 juin 2018

CORENTIN

Type :  lougre à trois mâts.


Gréement :  Mâts en bois, en une seule partie ; le grand mât a une forte quête vers  l'arrière. Seul le grand mât peut porter un hunier. Bouts-dehors avant et arrière, relevables pour faciliter les manœuvres au port. Les vergues restent hautes en usage normal et les voiles se carguent contre les vergues et les mâts.


 Les voiles sont aujourd'hui en une seule pièce et munies de bandes de ris. Au début (sur la photo ci-dessous, prise à Douarnenez 1996)  la grand-voile et la misaine étaient plus petites, et on rajoutait des "bonnettes" sous la bordure  pour augmenter leur surface

Matériaux : coque, pont et espars en bois (coque en chêne)

Date et lieu de lancement : 1990 sur le terre-plein de Locmaria, à Quimper (Finistère)
Autres noms : Aucun, mais le lougre ayant servi de modèle s'appelait L'aimable Irma .
Utilisation initiale : voilier de croisière et de sorties à la journée (réplique)
L'aimable Irma  était un caboteur du milieu du dix-neuvième siècle.
Dernière nationalité connue : Française.
Dernier port d'attache connu : Quimper ; mais le bateau est généralement basé à Concarneau
Dernière utilisation connue : Voilier de croisière et de promenades.

   Signification du nom : Corentin est le saint patron de la ville de Quimper , ou Kemper en Breton : la cathédrale porte son nom. ; la ville s'appelait Quimper-Corentin jusqu'au dix-huitième siècle. 
   Premier évêque de Kemper, au quatrième siècle, c'est un des sept saints fondateurs de Bretagne. C'était le "conseiller " du roi Gradlon. Il est célèbre, notamment, pour avoir élevé un poisson auquel il prélevait un morceau chaque jour ; ce morceau, qui le nourrissait miraculeusement, repoussait. Autre miracle, il aurait sauvé le roi Gradlon lors de la submersion de la ville d'Ys.
    Il existe aussi une chapelle Saint-Corentin à l'ile de Sein ; elle a été chantée par Louis Capart dans sa célèbre "Marie-Jeanne-Gabrielle". Mais la statue du saint a été volée. Elle faisait la pluie et le beau temps : les pêcheurs de l'île tournaient la statue pour faire changer de direction au vent ; ils la punissaient, quand ils étaient déçus, en la tournant face contre le mur et en la recouvrant de goémon. 
    Le pavillon de tête de mât est celui de Kemper. la couleur d'ensemble est le bleu : Kemper est la ville du pays Glazik (glaz veut dire bleu). Les hermines représentent la Bretagne, et le bélier est l'emblème de la ville.

     
Longueur hors-tout : 30 m
Longueur de la coque : 18  m
Longueur à la flottaison :  14 m.
Largeur maximale :  5,1 m
Tirant d'eau maximal :  2,1m
Tirant d'air :  23 m
Déplacement : 80 t .
Surface maxi de voilure :  266 m².


   État : régulièrement entretenu.

   Avant : Étrave  faiblement inclinée. Long bout-dehors  horizontal relevable



   Arrière : Arcasse + tableau décoré . Le tableau porte le nom du bateau et le nom du port d'attache. Il n'est pas copié sur celui de L'aimable Irma mais sur celui d'un autre lougre, Le Landais. Queue de malet relevable pour l'écoute de tapecul.

 

  
  Coque : Noire, liston blanc
 Superstructures :Rouf jaune caractéristique entre le grand mât et le mât de tapecul.

       Corentin a été construit en plein centre ville de Quimper., sur la cale de Locmaria où il a été lancé. C'est la réplique d'un type de caboteurs du dix-neuvième siècle appelés lougres de l'Odet. Ces bateaux, très nombreux,  étaient réputés rapides et appelés trois-mâts bretons ou trois-mâts fous. Ils transportaient du vin, du blé, du charbon, du bois, des faïences et bien d'autres marchandises : pendant longtemps, le centre ville  de Quimper était un vrai port de mer, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui. Cependant, Corentin vient souvent hiverner près de la faïencerie Henriot, et il existe encore un port en aval, au Corniguel, surtout fréquenté par des sabliers et des vedettes de promenade. 
     Les ports fréquentés par les lougres quimpérois étaient les ports français (notamment Bordeaux, pour le vin) et espagnols (Bilbao) du golfe de Gascogne ; vers le nord, ils allaient chercher la rogue (œufs de morues, servant à appâter les sardines) jusqu'en Norvège (Bergen).
          Sans atteindre la finesse des bisquines, auxquelles il ressemble par son gréement (3 mâts et voiles au tiers), c'est quand même un bateau élégant et puissant.
         Corentin est utilisé surtout pour des promenades à la journée, au départ de Concarneau, son véritable port d'attache pendant la belle saison ; mais il pratique aussi des croisières de plusieurs jours, vers l'Angleterre ou l'Irlande, ou encore pour aller pêcher les thons aux lignes traînantes ; sur la photo ci-dessous, on voit le lougre descendre l'Aven, entre Pont-Aven et Port-Manec'h ; les tangons, de chaque côté du grand mât, montrent qu'il part pour pêcher les germons dans le golfe de Gascogne.
      Comme d'autres voiliers traditionnels, le bateau a été géré par la compagnie Gouelia, (du breton Goueliad, qui veut dire voile) de Quimper, qui regroupait les différentes associations propriétaires des bateaux. et recevait les demandes de personnes et de groupes voulant embarquer.
     Aujourd'hui, il est géré par les vedettes de l'Odet  et fait surtout des sorties journalières vers l'archipel des Glénan, au départ de Concarneau, durant la belle saison.
     Il participe à de nombreux rassemblements de voiliers anciens, dans toute la Bretagne. Il était récemment, en 2014, au rassemblement "Vilaine en fête", et est remonté jusqu'à Redon ; il participait aussi à Temps-fête 2014, à Douarnenez, à Brest et à DZ 2016, etc.
    L'équipage comprend 3 marins. Il peut embarquer jusqu'à 12 personnes en croisière, 27 pour des promenades de  la journée et 90 pour des réceptions à quai.
     De loin et à contrejour, on pouvait assez facilement confondre Corentin et La belle Angèle, qui fréquente le même secteur de navigation. Le doute sera levé par la couleur des voiles (marron sur la Belle Angèle, blanches sur Corentin) et par la présence d'un rouf caractéristique sur Corentin. Cela ne concerne plus maintenant que des identifications sur des photos anciennes : La Belle Angèle n'existe plus, hélas. Un échouage tragique à la sortie de l'Aber-Wrach, en septembre 2017, suivi de la destruction totale du bateau. naufrage qui a entraîné la mort du patron, tombé à l'eau et repêché trop tard.

 

dimanche 3 juin 2018

EL GALEON

Type : Galion
                

Gréement : Mâts en bois. 2 voiles carrées sur le mât de misaine et sur le grand mât. Une voile latine sur le mât d'artimon. 2 civadières,  sous le beaupré.


Matériaux : Coque et pont en bois ; mâts en bois.
Date et lieu de lancement : 2010 à Huelva (Astilleros de Punta Umbria) ; architecte
Autres noms :  aucun
Utilisation initiale : Navire musée. Réplique d'un galion
Dernière nationalité connue : Espagnole
Dernier port d'attache connu : Séville
Dernière utilisation connue : Voilier musée en état de naviguer.

Signification du nom : El Galeon : le Galion, en Espagnol. C'est le nom écrit sur le bateau, bien que le nom complet soit El Galeon de  Andalucia (le galion d'Andalousie) .
 
Longueur hors-tout : 51 m
Longueur de la coque :  38 m
Longueur à la flottaison :  m
Largeur maximale : 10,1 m
Tirant d'eau maximal : 3,4 m
Tirant d'air : m
Déplacement :  t .
Surface maxi de voilure :  590 m²

État : Réplique bien entretenue.

Avant : Étrave peu inclinée,  guibre, beaupré ; pas de figure de proue.



Arrière : tableau arrière très élevé ;  dunette

Coque : Marron foncé.
Superstructures : 2 gaillards, à l'avant et à l'arrière, très surélevés.
                            


    El Galeon  est une réplique de galion du XVIème siècle qui appartient à la fondation Nao Victoria. Les galions étaient des navires de commerce, armés pour leur défense, qui allaient chercher des marchandises souvent de grande valeur (or et autres métaux précieux, épices) en Amérique centraele et en Asie du sud-est. De 2010 à 2012, le navire a effectué un voyage aller-retour jusqu'à Shangaï. Par la suite, il a également visité tous le sports d'Espagne et traversé l'Atlantique jusqu'aux Caraïbes, en 2013. En 2018, ses navigations le font visiter plusieurs ports de France, d'Allemagne et d'Angleterre (Sète, Dieppe, Calais, Bremerhaven, Brixham, La Rochelle, Bordeaux, Douarnenez, Paimpol)





 

NAO VICTORIA

Type :  caraque, nef à 3 mâts.
                


Gréement : Mâts en bois. 2 voiles carrées sur le mât de misaine et sur le grand mât. Une voile latine sur le mât d'artimon.Une voile, sorte de civadière,  sous le beaupré.


Matériaux : Coque et pont en bois.
Date et lieu de lancement : 1992
Autres noms :  aucun
Utilisation initiale : Navire musée. Réplique du premier bateau ayant accompli une circumnavigation.
Dernière nationalité connue : Espagnole
Dernier port d'attache connu : Séville
Dernière utilisation connue : Voilier musée en état de naviguer.

Signification du nom :  Nao Victoria : Nao est synonyme de nef, de navire. Autrement dit le navire de la victoire.
 
Longueur hors-tout : 28 m
Longueur de la coque :  m
Longueur à la flottaison :  m
Largeur maximale : 7,5 m
Tirant d'eau maximal : 2 m
Tirant d'air : m
Déplacement : 85 t .
Surface maxi de voilure : 

État :Réplique, restaurée.

Avant : Étrave peu inclinée,  guibre. Pas de figure de proue.
Arrière : tableau arrière très élevé ;  dunette
 

Coque : Noire, goudronnée.
Superstructures : 2 gaillards, à l'avant et à l'arrière, très surélevés.
                            


    La Nao Victoria est une des répliques, basée à Séville, de la caraque,ou nef, qui faisait partie de la petite escadre commandée par  Fernando de Magellan pour une expédition destinée à accomplir le Tour du Monde. Il est parti de Séville le 10 août 1519 et n'y est jamais revenu. Son expédition comprenait 5 bateaux. La Victoria n'était pas le plus gros bateaux. Magellan commandait en fait le Trinidad. Outre la Victoria, il y avait aussi le San Antonio, le Santiago et la Concepcion. Au bout de plusieurs mois, après une navigation interminable le long des côtes d'Amérique du sud, et après une mutinerie, il a découvert le canal qui porte son nom. Difficile à franchir, ce canal rejoint l'oan que les marins de l'expédition ont nommé Pacifique. Peu à peu les marins deviennent moins nombreux ; Outre les mutins exécuté, les chutes à la mer ne sont pas rares mais ce sont surtout les maladies qui ont un effet désastreux. Après le meurtre de Magellan, par des autochtones, aux Philippines, El Cano prend le commandement et l'expédition revient vers l'Europe, perdant des marins et des bateaux. Finalement, seule la Victoria revient en Espagne, à San Lucar, en septembre 1522, avec 18 hommes sur 237 au départ. Cependant, une partie des marins 55 hommes) est revenue avec le San Antonio, dont le capitaine s'est mutiné en Amérique du Sud et et est retourné en Espagne.
  Finalement, le premier capitaine qui a réalisé une circumnavigation est bien Juan-Sebastian de El Cano sur la Nao Victoria
    La réplique actuelle a été construite pour l'Exposition Universelle de Séville de 1992 ; elle a fait le tour du monde entre 2004 et 2006 et fréquente les rassemblements de grands voiliers : récemment, Rochefort pour le départ de L'Hermione, Amsterdam....Elle a fait une longue escale à Honfleur au retour de Sail Amsterdam. C'était un des bateaux les plus importants d'escale à Sète, fin mars 2016 et aux fêtes de Paimpol en août 2017. Nao Victoria doit revenir à Sète fin mars - début avril 2018.

A Honfleur en 2016
Il existe une autre réplique située à Punta Arenas, au Chili, près du cap Horn.