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dimanche 11 octobre 2015

JUAN SEBASTIAN DE EL CANO


Type : Goélette à quatre mâts à huniers ou Quatre-mâts goélette.



Gréement : les mâts sont en 2 parties (bas-mât, mât de hune). Les sommets des bas-mâts sont reliés par des tiges de fer horizontales.
Le mât de misaine porte 4 voiles carrés ; la misaine est portée très haut. Le hunier supérieur et le perroquet sont sur des vergues volantes. Outre les 5 focs, ce mât porte aussi une voile à corne, sans flèche : Il ne s'agit donc pas d'un phare carré pur.
Les 3 autres mâts portent des gréements à corne classiques, avec voile à corne (1ère grand-voile, 2ème grand-voile, artimon) et flèche. le navire peut également porter 3 voiles d'étai. Cela fait un total de 19 voiles, rarement portées toutes à la fois.
Les mâts portent des noms particuliers : Blanca (mât de misaine), Almansa (1er grand mât), Asturias (2ème grand mât), Nautilus (artimon). le bas-mât d'artimon sert de cheminée d'échappement.

Matériaux : Coque et pont en acier, rivetés à l'origine. Pont recouvert de bois.

Date et lieu de lancement : 5 mars 1927 à Cadiz (Astilleros Cadiz). Le navire a été dessiné par l'architecte anglais Charles Nicholson
Nom lors du lancement : Juan-Sebastian de El Cano.
Autres noms : Aucun.
Utilisation initiale : Voilier-école (Buque Escuela). On écrit parfois BE Juan Sebastian de El Cano.
Dernière nationalité connue : Espagnole.
Dernier port d'attache connu : Cadiz.
Dernière utilisation connue : Navire-école.
État : restauré et entretenu régulièrement.


Signification du nom : Juan-Sebastian de El Cano, marin basque espagnol, est le premier commandant de navire à avoir terminé un tour du Monde. Parti avec l'escadre espagnole (5 navires) de Fernando Magellan, il fut un des chefs de la mutinerie qui coûta la vie à plusieurs membres de l'expédition. Mais il fut gracié par Magellan, étant un de ses meilleurs officiers. Après la mort du chef de l'expédition aux Philippines, il dirigea le retour vers l'Espagne, sur le vaisseau Victoria et seulement 18 survivants sur 270 marins au départ.

Longueur hors-tout : 113 m
Longueur de la coque : 94,1 m
Longueur à la flottaison : 79,1 m
Largeur maximale : 13 m
Tirant d'eau maximal : 6,6 m
Tirant d'air : 49,9 m
Déplacement : 3670 tonnes à pleine charge
Surface maxi de voilure : 2470 m².


Le navire embarque une centaine de cadets, avec un équipage permanent d'environ 200 personnes.

Avant : étrave à guibre ; gaillard d'avant ; beaupré très long, assez incliné, sans bout-dehors. la figure de proue, en bois doré, représente une femme couronnée. Elle se prolonge par des frises de part et d'autre de l'étrave.



Arrière : à voûte ; gouvernail à mèche dans tube de jaumière. longue dunette.
Juan-Sebastian de El Cano vu de l'arrière.


Ces 2 photos montrent la dunette du navire lors du lever des couleurs.

Pont : Le coffre, entre la dunette et le gaillard, est divisé en 3 parties par 2 roufs qui le recouvrent d'un spardeck en laissant des passavants. Le spardeck supporte lui-même des roufs. Malgré ces superstructures, la ligne du navire n'est pas trop alourdie.


JS de El Cano est équipé de 4 canons, servant essentiellement à saluer.


Cette image montre, un canon sur chaque bord, devant le guindeau.

Ce navire est, depuis son lancement, le voilier-école de la marine espagnole (élèves-officiers de la Marine militaire et des guardias marinas) . Il navigue beaucoup, mais on ne le voit pas très souvent en France. Il était présent à Brest la semaine précédant les fêtes de juillet 2008 mais a quitté le port breton juste avant ces festivités. Les photos illustrant cet article ont été prises à cette occasion. Il participait également à la tallships race en juillet 2012 et était présent à Saint-Malo.

mercredi 5 août 2015

ESMERALDA


Type : Goélette à quatre mâts et huniers, ou Quatre-mâts goélette.


Type : Goélette à quatre mâts et huniers, ou Quatre-mâts goélette.

Gréement : le mât de misaine porte 4 voiles carrées ; la misaine est portée très haut ; le 2ème hunier et le perroquet sont portés par des vergues volantes. Contrairement à El Cano, Esmeralda ne porte pas de voile à corne sur ce mât. Entre le mât de misaine et le gand mât, une voile d'étai classique est endraillée sur l'étai du grand mât. Les 3 autres mâts portent des gréements à corne classiques.

Matériaux : coque et pont en acier.
Date et lieu de lancement :
1952 à Cadiz
Nom lors du lancement : Esmeralda
Autres noms : mise en chantier en 1942 sous le nom de Juan de Austria.
Utilisation initiale : voilier-école
Dernière nationalité connue : Chilien.
Dernier port d'attache connu :
Dernière utilisation connue : Navire-école.
État : restauré et entretenu régulièrement.


Signification du nom : Esmeralda, en espagnol est le nom de l'émeraude. C'est aussi un prénom. Plusieurs bateaux militaires chiliens ont porté ce nom avant la goélette actuelle.

Longueur hors-tout : 113 m
Longueur de la coque : 94 m
Longueur à la flottaison : 79 m
Largeur maximale : 13 m
Tirant d'eau maximal : 6 m
Tirant d'air :
Déplacement : 3670 t
Surface maxi de voilure : 2870 m²

Avant : étrave à guibre ; gaillard d'avant très long ; beaupré sans bout-dehors.
Arrière : à voûte ; gouvernail à mèche dans tube de jaumière
Pont : coffre entre le gaillard et la dunette.
 
 
Ce navire-école de la marine militaire chilienne est le frère en construction du navire espagnol Juan Sebastian de El Cano, plus ancien. Au départ, il était destiné à la marine espagnole, sous le nom de Juan de Austria, et commencé en 1942. Inachevée, ravagée par un incendie, la coque a été revendue au Chili, qui l'a remise en état et gréée, 25 ans après la goélette espagnole.
  Esmeralda a été parfois accueillie par des manifestations hostiles dans les ports qu'elle visite, car elle a servi de prison sous la dictature de Pinochet ; une prison très dure, dans laquelle nombre de prisonniers ont été torturés puis tués. Et, entre 2 périodes atroces, le navire paradait dans des ports étrangers, comme si rien ne s'était passé. Peut-être aujourd'hui ses officiers sont-ils moins antipathiques ?
  La grande goélette blanche est venue à l'Armada de Rouen en 1994 (les photos ci-dessus datent de cette année-là), mais n'a plus participé depuis à des rassemblements en France.


  En aout 2015, Esmeralda a fait escale à Rouen du 3 au 7 août. trouvez ici un lien avec un article de France 3 Haute Normandie, qui comprend  quelques  belles photos.