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vendredi 6 septembre 2019

LE FRANÇAIS, ex KASKELOT


Type : Trois-mâts barque.



3 images de la semaine du Golfe du Morbihan 2019 ( le Français)

En 2015 (Kaskelot)
en 2011

Gréement : 4 voiles carrées sur le phare de misaine et sur le grand phare ; huniers et perroquets volants ; mâts composés (3 parties pour les 2 mâts avant, 2 pour l'artimon) ; brigantine non divisée et flèche sur le mât d'artimon. Beaupré en une seule partie. 17 voiles.

Matériaux : coque et pont en bois ; Mâts en bois.
Date et lieu de lancement : 1949 à Svendborg (Danemark).
Nom lors du lancement : Kaskelot.
 Autres noms : Anne-Marie Grenius, Anne-Marie, Arctic Exporer.
Utilisation initiale : cargo gréé en ketch, assurant le ravitaillement du Groenland ; puis transportant le poisson des îles Feroe vers le Danemark.
Dernière nationalité connue : française.
Dernier port d'attache connu : Saint-Malo ; auparavant, Saint-Austell (Cornwall) ; immatriculé à Bristol. Faisait partie, avec Earl of Pembroke et  Phoenix, de la flotte Square sail.
Dernière utilisation connue : Croisières (surtout en charter) pour passagers participant à la manœuvre ; participation aux rassemblements de voiliers, tournages de films.

État : modifié (le gréement initial de ketch ayant été remplacé par un gréement à voiles carrées) ; transformé lors des tournages de films ; plusieurs fois restauré et entretenu régulièrement en état de naviguer.

Signification du nom : Le Français : ce nom a été donné par Bob Escoffier en souvenir    du commandant Jean-Baptiste Charcot. C'était le nom de son  premier navire d'explorations polaires, construit en 1903 à Saint-Malo. Après un hivernage en 1904, il  a été vendu à l'Argentine, où il  fait naufrage en 1907.   Voir Le Français (wikipedia)   
                                            
 Kaskelot est le nom danois du cachalot, ce qui fait parfois penser que le navire est un ancien baleinier. Mais il n'a jamais été utilisé pour la chasse aux cétacés.

Longueur hors-tout : 46,6 m
Longueur de la coque : 38,7 m
Longueur à la flottaison : ? m
Largeur maximale : 8,5 m
Tirant d'eau maximal : 3,8 m
Tirant d'air : 32 m
Déplacement : 450 t .
Surface maxi de voilure : 974 m²


Avant : Étrave à guibre. Gaillard d'avant. Naguère, figure de proue représentant une femme, habillée d'une robe (naguère bleue, peinte en blanc depuis 2004), prolongée en arrière par une frise jaune. Elle a été enlevée lors de la dernière restauration en 2012.  Beaupré en une seule partie. 
En 1996, la figure de proue était peinte en bleu
          

En 2004, la robe est blanche et le bras droit est dressé, à la façon de la statue de la liberté.

                          En 2009, la robe avait repris des couleurs mais le bras droit tendu a disparu.



Arrière : Dunette surélevée. Arrière à voûte, portant le nom du navire et celui de Bristol.
 

Coque : anciennement noire avec 2 lignes blanches. Aspect et peinture variant selon les besoins des tournages;  Gris clair en 2015

Superstructures : Chambre de veille sur la dunette.

    Kaskelot était un trois-mâts bien connu en Europe ; il ne manque pas une occasion pour être présent à un rassemblement en Bretagne. Il était présent aux semaines du Golfe du Morbihan 2009, 2011, 2013, 2015 et 2017 ainsi qu'aux fêtes de Paimpol 2015.
   Sa coque renforcée a été prévue pour résister aux glaces  qu'il rencontrait lorsqu'il ravitaillait le Groenland. Il a servi pour le tournage de nombreux films et de documentaires sur les explorations arctiques (notamment celles de Charcot sur le Pourquoi-Pas). Son équipage est de 14 personnes ; il peut embarquer 12 passagers en croisière et 100 en sortie de la journée.
  
   Repeint en blanc, puis en gris (avec un pavois plus clair), puis à nouveau en blanc portant des voiles toutes blanches également. 

   Depuis l'été 2018, Kaskelot a été racheté par Bob Escoffier et est basé à Saint-Malo. Il s'appelle maintenant Le Français (en souvenir de Charcot) et est devenu le troisième grand voilier français, derrière L'Hermione et Belem. Il participait à la semaine du Golfe du Morbihan, à l'Armada de Rouen et aux fêtes du chant de marin à Paimpol en 2019 et en 2023, ainsi qu'à d'autres rassemblements ; il visite souvent les ports français de Manche-Atlantique et est utilisé comme voilier-école pour la Marine nationale.
 

mercredi 21 mars 2018

SHTANDART

Frégate, trois-mâts. 




Type : Trois-mâts carré (réplique de petite frégate russe).

Gréement : 2 vergues avec chacune une voile carrée sur les 2 premiers phares ; 1 vergue avec voiles carrée et 1 brigantine quadrangulaire, intermédiaire entre une voile au tiers et une voile latine (voile arabe) au mât d'artimon.


Matériaux : Coque et pont en bois (chêne et mélèze). Mâts en bois, à chouques, en 3 parties (2 parties pour le mât d'artimon)..
Date et lieu de lancement : 1998 à Sain-Petersbourg ; Original construit en 1703 à Saint-Petersbourg.

Nom lors du lancement : Shtandart.
Autres noms : aucun.
Utilisation de l'original : Frégate russe (navire de de guerre).
Dernière nationalité connue : russe.
.Dernier port d'attache connu : Saint-Petersbourg, Russie.
Dernière utilisation connue : Musée naviguant, voilier-école.
État : , régulièrement entretenu

Signification du nom : Shtandart signifie étendard. Sans doute parce que ce navire était l'emblème de la marine du Tsar.

Longueur hors-tout : 34,5 m
Longueur de la coque : 25,4 m
Longueur à la flottaison : ? m
Largeur maximale : 7,5 m
Tirant d'eau maximal : 3,1 m
Tirant d'air : 34 m
Déplacement : 220 t
Surface maxi de voilure : 820

Coque : très frégatée : la largeur maximum se situe au niveau du pont, à la limite entre les 2 couleurs : partie inférieure couleur bois, partie supérieure (pavois) jaune avec sabords décorés.


Superstructures : Gaillard et dunette.

Avant : Étrave très arrondie, à guibre ; gaillard ; beaupré très incliné avec mâtereau vertical. Figure de proue: lion coiffé de la couronne du tsar.






  Arrière : dunette, peinte en vert, extérieurement. Tableau arrière décoré, avec une rangée de fenêtres. Nom et port d'attache écrits en cyrillique.



Naguère, les bords de la dunette étaient peints en vert.
Plus récemment, ils étaient marron très foncé (Morbihan 2017)
   
La décoration est très riche (sabords, guibre, tableau arrière) mais moins chargée que sur les voiliers du XVIIème siècle comme ceux de la Compagnie des Indes néerlandaise.

Shtandart est la réplique d'une petite frégate (vu sa taille, il conviendrait peut-être mieux de la qualifier de corvette). L'original a été conçu et dessiné par le Tsar Pierre Le Grand lui-même et est devenu son navire-amiral en 1703.

   La réplique a été lancée en 1998 ; un de ses premiers grands voyages l'a menée aux fêtes de Brest et de Douarnenez 2000 ; une voie d'eau avait contraint son équipage à le faire hisser sur le slipway de Douarnenez. Shtandart est revenu à Brest et à Douarnenez en 2004 mais pas en 2008. 
   Il était présent pour la première fois à l' Armada de Rouen en 2013. Il navigue généralement en Baltique et en Mer du Nord, et a participé aux rassemblements Sail Amsterdam, Sail Bremerhaven,  Hansesail Rostock, etc, au mois d'août.
  Il a participé aux fêtes de Brest en 2016 et est venu jusqu'à Douarnenez mais il n'y est pas resté .C'était un des bateaux les plus remarqués à la Semaine du Golfe du Morbihan 2017. Il a également participé aux Grandes voiles du Havre, début septembre 2017. Fin mars 2018, il a participé au festival  "Escale à Sète" fin mars 2018, après avoir fait escale dans quelques ports français méditerranéens. depuis la guerre n Ukraine, il est visé par l'interdiction d'entrer dans les ports de l'Union européenne, mais bénéficie apparemment d'une dérogation en raison du caractère international de ses équipiers et de la personnalité de son capitaine, Vladimir Martus (discuté, considéré par les uns comme opposé à la guerre en Ukraine, poar d'autre comme un ami du président russe).
 
Shtandart croisant Belem, aux grandes voiles du Havre 2017
   
 
Le capitaine du Shtandart, Vladimir Martus, projetait de construire une réplique du Cutty Sark.  Mais l'invasion de l'Ukraine par la Russie a changé la donne. Déjà persona non grata en Russie, Martus (de parents russes et ukrainiens) a affirmé son opposition à Poutine; Menacé de saisie par plusieurs pays européens et rejeté de certains ports, il a fini par être accepté en France (après avoir été refusé à "Escale à Sète"), après avoir renoncé à arborer le pavillon russe. Il a participé à Temps-fête de Douarnenez, est passé par plusieurs ports normands... En septembre 2022, il a passé quelques jours au port d'échouage de Dahouët (Côtes d'Armor), puis est passé par Caen...
 
 


CAPITAN MIRANDA


Type :  goélette bermudienne à trois mâts.

Gréement : Mâts  en alu, en une seule partie, avec 3 étages de grandes barres de flèche, comme ceux des yachts modernes.  Voiles bermudiennes sur les trois mâts. 2 focs et une trinquette. Voiles triangulaires au-dessus de la misaine bermudienne. Certaines voiles décorées aux couleurs uruguayennes (blanches et bleu, soleil jaune) sont établies  lors des escales.

Matériaux : Coque en acier.
Date et lieu de lancement : 1930 à Cadiz (Andalousie)
Autres noms : 
Utilisation initiale : cargo, puis navire océanographique.
Dernière nationalité connue : Uruguayenne..
Dernier port d'attache connu : Montevideo.
Dernière utilisation connue : Voilier école de la marine militaire uruguayenne.

Signification du nom : Capitan Miranda est le nom d'un officier uruguayen célèbre dans son pays pour ses travaux océanographiques et ses écrits. Aucun rapport avec le général vénézuélien du même nom.

Longueur hors-tout : 64 m
Longueur de la coque : 55 m
Longueur à la flottaison :  m
Largeur maximale : 8,4 m
Tirant d'eau maximal : 3,2 m
Tirant d'air : m
Déplacement : 839 t .
Surface maxi de voilure : 853 m².


État : Cargo espagnol, naviguant entre l'Espagne et l'Amérique du sud ; puis navire océanographique et hydrographique uruguayen à partir de 1960 à 2 mâts. Refondu en 1970 puis en 1993. Bien entretenu et naviguant régulièrement depuis.

Avant : Étrave à guibre. Jusqu'en 2007, pas de  figure de proue ; nom écrit de chaque côté, encadré de soleils stylisés ; beaupré court, en 2 parties.
La décoration a été modifiée en 2007, avec une tête d'homme entourée de rayons, représentant le soleil, et une frise entourant le nom du bateau sur chaque bord ; le tout en bois. Beaupré en 1 seule partie.


  
Arrière : voûte ; gouvernail à tube de jaumière ; pas de dunette, franc-bord très bas ; bastingage remplaçant le pavois.
   Coque : Noire, liston blanc. franc bord très réduit à l'arrière.

   Superstructures : très importantes, rappelant son rôle d'ancien navire hydrographique.

                             
    Capitan Miranda est un ancien cargo espagnol construit à Cadiz en 1930. Acheté par la marine uruguayenne en 1960, il a d'abord été transformé en navire hydrographique et océanographique en 1960 puis refondu en 1978 et transformé en voilier-école gréé comme un voilier bermudien moderne. Une nouvelle restauration, quasiment une reconstruction, a été réalisée en 1993 en Espagne.
    Le navire navigue beaucoup et participe aux courses de grands voiliers (par exemple à Cherbourg en 2005) et aux rassemblements comme l'Armada de Rouen.  
   Comme tous les équipages d'Amérique latine, celui du Capitan Miranda propose des animations musicales aux escales et se fait remarquer par son dynamisme.
  

mardi 1 mars 2016

KHERSONES et DRUZHBA



Approuver
Khersones à Brest, en 2004 (à couple de son "jumeau", Dar Mlodziedzy)
Khersones à l'Armada de Rouen 1994
Khersones à Brest en 1996

Type :
Trois-mâts carré.


Gréement : 5 vergues sur chaque phare ; petite brigantine ; Toutes les vergues sont fixes, ce qui facilite certaines manœuvres. 25 voiles.
Matériaux : Coque et pont en acier; pont recouvert de bois. Mâts en acier, formés chacun d'un seul tube rétreint. Il y a cependant des plateformes de hune, comme sur les mâts composés.

Date et lieu de lancement : 1989 ; Gdansk, Pologne.
Nom lors du lancement : Khersones.
Autres noms : Néant
Utilisation initiale : Voilier école soviétique.
Dernière nationalité connue : Ukrainien
.Dernier port d'attache connu : Kertch, Ukraine (Crimée).
Dernière utilisation connue : Navire-école.
État : régulièrement entretenu.

Signification du nom : Kherson est un port d'Ukraine, à l'embouchure du Dniepr. Khersones est un quartier de Sébastopol, en Crimée, possédant les vestiges d'une cité antique grecque (Chersonesos).

Longueur hors-tout : 109,4 m
Longueur de la coque : 94,8 m
Longueur à la flottaison : 79,2 m
Largeur maximale : 14 m
Tirant d'eau maximal : 6,6 m
Tirant d'air : 49,6 m
Déplacement : 2260 t Surface maxi de voilure : 2720 m²

Coque : Rouge, avec 2 lignes de hublots. Pendant longtemps, Khersones a été blanc comme Dar Mlodziezy ou Druzhba, mais il était peint en rouge, couleur rare chez les grands voiliers, lors de sa venue à Brest en 2004. Une bande jaune longitudinale allait de l'étrave à l'arrière.

Superstructures : assez importantes, notamment le rouf et la timonerie situés à l'arrière. Les embarcations sont situées nettement au-dessus du pont.

Avant : étrave à guibre ; beaupré en 1 seule partie.  Le bel albatros qui lui a servi de figure de proue pendant une période (aux environs de l'an 2000) avait disparu en 2004, lorsque Khersones est venu à Brest. Pas de gaillard d'avant frise dorée sur chaque bord.



 L'avant de Khersones, en 2004, à Brest


en 1999 à Saint-Malo : un superbe albatros, en figure de proue.



 vue plus rapprochée sur l'albatros.


Arrière : Original (on le retrouve sur tous les voiliers de la série) : tableau arrière rectangulaire, large, vertical, surplombant la voûte ; ce tableau est percé de 4 hublots carrés. Il est décoré de frises dorées ; le nom et le port d'attache sont également en lettres dorées.



La poupe originale de Khersones.

   Khersones est le cinquième et avant dernier grand voilier d'une série de grands voiliers construite par les chantiers de Gdansk, en Pologne et un des 5 navires construits pour l'URSS entre 1987 et 1990. Lors du démantèlement de l'URSS, l'Ukraine a obtenu le Druzhba et le Khersones. La Russie a gardé le Mir, le Pallada et le Nadezhda .
   Construit pour servir de navire-école pour les élèves de la marine marchande soviétique, le Khersones a conservé ce rôle pour la marine ukrainienne pour l'institut naval technologique de Kertch, embarquant 50 marins et 144 cadets.
   Dans le dernières années du XXI ème siècle, il a été rentabilisé en embarquant des passagers payants tout en fréquentant les rassemblements de grands voiliers et en participant aux tallship's races. On le surnomme "La dame de Crimée". Il n'est pas venu à Rouen en 2013 et était en chantier à Sébastopol (voir plus récente photo du navire présente sur le WEB). Il est actuellement peint comme le Mir, en blanc avec une ligne bleue. Aux dernières nouvelles, il aurait repris la mer en 2016 sous pavillon russe : http://mil.today/2015/Ukraine5/

DRUZHBA.

Type :
Trois-mâts carré.

   Frère en construction de Khersones, construit en 1987 à Gdansk, Druzhba possède les mêmes caractéristiques. Son nom signifie Amitié, en français. Il est venu en France pour la première Armada de Rouen, en 1989 (il était donc tout neuf). Devenu navire-école Ukrainien comme Khersones, il était basé à Odessa. Puis, géré par le même armement allemand que Khersones, il n'est pas réapparu en France. Il a séjourné quelque temps à Limassol (Chypre) puis est revenu à Odessa en 2001. Il n'est plus en état de naviguer et attend une hypothétique remise en état... si suffisamment d'argent est trouvé.

Cette photo de qualité médiocre est la seule photo personnelle que nous ayons du Druzhba. Elle montre le navire remontant la Seine pour se rendre à Rouen, lors de l'Armada 1989.