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lundi 27 avril 2020

KALIAKRA.

Type : trois mâts goélette.



Gréement :  Mâts en tube d'acier d'une seule pièce. 5 voiles carrées sur le phare, avec vergues fixes. Voile à corne et flèche sur le grand mât ; mât d'artimon à gréement bermudien. Ces 2 mâts portent  des barres de flèche très longues (2 étages sur chacun des mâts)




Matériaux : coque et pont en acier.

Date et lieu de lancement : 1984 à Gdansk (chantiers Lénine), en Pologne.
Autres noms : aucun.
Utilisation initiale : Voilier-école de la marine militaire bulgare.
Dernière nationalité connue : Bulgare.
Dernier port d'attache connu :  Varna (Bulgarie).
Dernière utilisation connue : Voilier-école de la marine militaire bulgare.

Signification du nom : Kaliakra : C'est le nom d'un cap pittoresque, de 70 mètres de haut, situé au nord de Varna, sur la côte de la mer Noire ; le nom signifie d'ailleurs "beau cap". C'est une réserve naturelle, et un haut lieu de l'histoire bulgare : résistance contre les Turcs au 14ème siècle, victoire navale des Russes contre les Turcs en 1791.
Longueur hors-tout : 48,4 m
Longueur de la coque : 42,8 m
Longueur à la flottaison : 35 m
Largeur maximale : 8 m
Tirant d'eau maximal : 3,8 m
Tirant d'air : 33 m
Déplacement : 408 t .
Surface maxi de voilure : 1050 m²

État : Régulièrement entretenu.

Avant : Étrave à guibre ; beaupré en une seule partie ; pas de gaillard. Figure de proue recouverte de peinture dorée, représentant une femme.






Arrière : Arrière à voûte entièrement immergée ; tableau presque vertical (légèrement inversé), sur lequel sont inscrits, en cyrillique, le nom du navire et le nom du port d'attache (Varna), surmontés d'un lion stylisé tenant une ancre  ; 4 hublots rectangulaires (absents sur Pogoria et Iskra). Pas de dunette ;safran entièrement immergé et non visible.



Coque : Noire, mince ligne blanche.

Superstructures : Roufs peints en blanc.


     Kaliakra est le troisième navire d'une série construite en Pologne par les chantiers navals de Gdansk, qui s'appelaient alors chantiers Lénine (C'est de ces chantiers qu'est partie la révolte qui a provoqué la chute du régime communiste). Les 2 premiers sont les navires-école Pogoria et Iskra (voir leurs fiches) ; le quatrième, Oceania, a été construit pour l'Académie Polonaise des Sciences. Il possède un gréement original, expérimental, comprenant une voile carrée (ou plutôt rectangulaire), très haute, portée par une vergue à enrouleur,sur chacun de ces mâts.
    Kaliakra est le voilier-école de la marine militaire bulgare. Il peut également embarquer de stagiaires civils, surtout des jeunes. Sa coque noire permet de le distinguer,  au premier coup d'œil,  d'Iskra et de Pogoria, dont les coques sont blanches.
      Par contre, le gréement est identique à celui des 2 autres voiliers : un phare de misaine à 4 voiles carrées et à vergues fixes, un grand mât à voile à corne et flèche, un artimon à voile bermudienne. Selon les plans d'origine, l'artimon devait porter une voile à corne, mais il rendait le bateau surtoilé et trop ardent. Ce gréement mixte, qui permet aux élèves d'apprendre le fonctionnement de tous les types de voiles, est parfois appelé gréement polonais. On peut remarquer que le mât d'artimon sert de cheminée.
    Kaliakra représente la Bulgarie dans les courses de grands voiliers. Il était présent  notamment à Cherbourg, lors de la Tall ship race en 2005, à Saint-Malo en 2007, ainsi qu'à l'Armada de Rouen 2008.
      La Bulgarie a possédé un autre voilier-école : Royal Helena, construit en 2009 en Bulgarie. Ce navire, qui était  présent à Toulon lors de la tall Ship race en septembre 2013, a la même silhouette et beaucoup de points communs avec les trois-mâts construits en Pologne.  Il a été vendu en août 2018 à la République Dominicaine, qui en fait son voilier-école militaire et lui a donné le nom de Juan Bautista Cambiaso.

vendredi 1 mars 2019

MARITÉ


Type :  Trois-mâts goélette (goélette à trois mâts et huniers avant la restauration).

                                              Ci-dessus : gréement actuel (juillet 2012)
                                                  Ci-dessous : l'ancien gréement.

Gréement : Mâts en bois, en 2 parties ; voiles à corne sur les trois mâts ;  4 vergues, portant 4 voiles carrées (misaine, 2 huniers, perroquet) sur le mât de misaine ; 3 voiles d'étai entre le mât de misaine et le grand mât ; flèche sur le mât d'artimon.voiles. Ce nouveau gréement est plus conforme à celui du navire lorsqu'il était armé à la pêche à la morue.
  Le précédent gréement (jusqu'en 2008) était celui d'une goélette à trois mâts et à hunier, avec des voiles à corne sur chacun des mâts.




Matériaux : Coque, pont et espars en bois.
Date et lieu de lancement : 1922 à Fécamp, en Normandie.
Autres noms : Blå Marité af Pripps (en Suède)
Utilisation initiale : Terre--neuvier (morutier pêchant aux lignes à partir de doris).
Dernière nationalité connue : Française.
Dernier port d'attache connu : Granville (Rouen jusqu'en 2008)
Dernière utilisation connue : Voilier de promenade et de croisière.

Signification du nom : Marité est un diminutif du prénom de la  marraine du navire lors de son lancement,  Marie-Thérèse Leborgne (la fille de l'armateur).

Longueur hors-tout : 44,9 m
Longueur de la coque : 34,5 m
Longueur à la flottaison :  m
Largeur maximale : 8 m
Tirant d'eau maximal :  m
Tirant d'air : m
Déplacement :  170 t .
Surface maxi de voilure : 650 m²

État : Morutier plusieurs fois modifié et restauré ; remis à neuf récemment.

Avant : Étrave à guibre et à faible élancement (presque verticale) ; pas de gaillard d'avant  ;  pas de figure de proue, mais  une frise posée récemment, sur chaque bord ;  Beaupré en 1 seule partie.  Le nom du navire était écrit sur chaque bord mais ne l'est plus.
Ci-dessus, photos prises en 2012 
Ci-dessous, photos antérieures à la restauration.





Arrière : à voûte surmontée d'un tableau très incliné sur lequel était inscrit le nom du navire et son port d'attache (Rouen, jusqu'à la reconstruction) ; en 2012, seul le nom est écrit, sur une pièce de bois verni. gouvernail à tube de jaumière.

Coque : Blanche ; pavois verni.
Superstructures : 2 roufs : l'un à l'arrière du mât d'artimon, l'autre à l'arrière du mât de misaine.



                             
   Marité est le seul représentant des dernières grandes goélettes en bois à trois mâts qui allaient pêcher la morue sur les bancs de Terre-Neuve. Ces grands voiliers de pêche étaient basés dans quelques ports français, notamment Fécamp, Saint-Malo ; également à Granville . De plus petits ports, comme Paimpol, armaient des navires plus petits également, qui pêchaient sur les côtes d'Islande ; c'étaient des goélettes à 2 mâts, semblables aux goélettes de la marine nationale française, l'Étoile et la Belle Poule.
  Lancé en 1922 à Fécamp, ce bateau a pratiqué la pêche à terre-Neuve de 1924 à 1929, avant d'être vendu à des Danois. Basé aux îles Féroé, Marité devient un caboteur qui franchit la deuxième guerre mondiale avec beaucoup de chance. Le moteur prend de plus en plus d'importance, le gréement est progressivement réduit : ketch, puis seulement voilure d'appoint.  Finalement abandonné en 1973,  le navire est récupéré en 1978 alors qu'il ne ressemblait plus à grand chose et flottait à peine, par de jeunes Suédois qui l'ont restauré et lui ont rendu son aspect d'origine. Ils ont navigué à son bord  à partir de 1987, durant plusieurs années et le navire a même remporté la course de grands voiliers Columbus race (1992).
   Mis en vente par ses propriétaires suédois, racheté par un groupement d'intérêt public comprenant, entre autres, les villes de Rouen et de Fécamp, Marité est revenu en Seine Maritime en 2004. La goélette  a été gérée par l'armement Étoile Marine de Bob Escoffier et a effectué un Tour de France pour toute une série d'émissions de Georges Pernoud, Thalassa.  De plus, pendant quelques années années on l'a vu aux rassemblements de  Rouen, Brest, Douarnenez, Cherbourg (départ de la Tall ship race),  dans le golfe du Morbihan (semaine du Golfe 2005).
    Malheureusement, il s'est avéré que la réparation des Suédois était du travail d'amateurs, certes passionnés et éclairés, mais aux moyens financiers quelque peu limités.  En fait, une grande partie de la coque était pourrie, malgré son bel aspect extérieur. Soit le bateau était définitivement abandonné, soit une profonde restauration, très coûteuse, était nécessaire. Elle s'est effectuée à Cherbourg ; en fait, il s'est agi d'une véritable reconstruction de la coque, qui s'est achevée en 2010. La pose des mâts et du gréement s'est ensuite effectuée à Saint-Vaast la Hougue, non loin de Cherbourg. Le port d'attache de Marité est Granville depuis le mois de mai 2011. Après l'achèvement du nouveau gréement (identique à celui d'origine : trois-mâts goélette) et les finitions, le navire a été remis en service et était présent aux fêtes de Brest et de Douarnenez en 2012. Il participait à la semaine du Golfe du Morbihan 2013 et à l'Armada de Rouen 2013 et aux fêtes maritimes de 2016 à Brest et Douarnenez, au départ du Vendée globe 2016, aux fêtes de Paimpol, aux semaines du Golfe du Morbihan 2017 et 2019, etc.... 
 
   Ainsi, le quatrième plus grand voilier  français en bois (derrière L'Hermione Le Français et  l'Étoile du Roy)  continue à naviguer, après une vie peine de péripéties comme celle de son grand frère BelemIl était à la Semaine du Golfe du Morbihan, en mai 2017, et participera de nouveau à ce rassemblement en mai 2019. Auparavant, il sera allé à Arcachon ; au mois de juin 2019, Marité participera à l'Armada de Rouen.

    Mais, en février 2024, on apprend que la saison 2024 est annulée, des champignons (dont on n'indique pas encore, l'espèce) ayant attaqué le bois de la coque. Le bateau va donc à nouveau subir une période de travaux dont on ne connait pas encore le détail ni la durée. A suivre...


vendredi 24 août 2018

JUAN-BAUTISTA CAMBIASO (ex ROYAL HELENA)


Type : trois mâts goélette.


Gréement :  Mâts en tube d'acier d'une seule pièce. 5 voiles carrées sur le phare, avec vergues fixes. Voile à corne et flèche sur le grand mât ; mât d'artimon à gréement bermudien. Ces 2 mâts portent  des barres de flèche très longues (2 étages sur chacun des mâts). Le mât d'artimon sert de cheminée. 16 voiles.

Matériaux : coque et pont en acier.

Date et lieu de lancement : 2009 à Varna (Bulgarie)
Autres noms : Royal Helena.
Utilisation initiale : Voilier-école  bulgare.
Dernière nationalité connue : République Dominicaine
Dernier port d'attache connu :  
Dernière utilisation connue : Voilier-école militaire de la République Dominicaine.
 .

Signification du nom :  Juan-Batista Cambioso :  L'amiral dominicain qui commandait la flotte de son pays au début de la guerre d'indépendance,le 15 avril 1844.  Ce combat opposait  goélettes totalisant 8 canons côté dominicain, 2 goélettes et un brigantin côté haïtien. Le 15 avril est célébré par la marine dominicaine comme le jour anniversaire de sa fondation. Cette guerre a libéré Saint-Domingue de la tutelle de Haïti et donné naissance à la République dominicaine, qui en fait a commencé par une dictature. La guerre a duré jusqu'en 1856, Haïti ayant tenté à plusieurs reprises de reprendre le territoire perdu. 
    Royal Helena ? un palace de la côte bulgare porte ce nom, mais y a t-il un rapport ? Nous n'avons pas trouvé de reine s"appelant Helena dans l'histoire du pays.
Longueur hors-tout : 54,4 m
Longueur de la coque : 44,9 m
Longueur à la flottaison : 37 m
Largeur maximale : 8,2 m
Tirant d'eau maximal : 3,9 m
Tirant d'air : 33 m
Déplacement : 402 t .
Surface maxi de voilure : 1000 m²

État : Récent, régulièrement entretenu.

Avant : Étrave à guibre ; beaupré en une seule partie ; pas de gaillard. Figure de proue recouverte de peinture dorée (apparemment oxydable...), représentant une femme au bras droit tendu



Arrière : Arrière à voûte entièrement immergée ; tableau  presque vertical, avec hublots carrés.
Coque : Noire, bande jaune quand le bateau était bulgare. Maintenant, blanc, bande vert foncé.

Superstructures : Roufs peints en blanc.

     Royal Helena est un voilier construit en Bulgarie en 2009. La forme de la coque et le gréement s'inspirent visiblement des trois-mâts goélettes construits en Pologne dans les années 1980, et notamment du voilier bulgare Kaliakra.
    .
      Par contre, le gréement est identique à celui des 2 autres voiliers : un phare de misaine à 4 voiles carrées et à vergues fixes, un grand mât à voile à corne et flèche, un artimon à voile bermudienne. Selon les plans d'origine, l'artimon devait porter une voile à corne, mais il rendait le bateau surtoilé et trop ardent. Ce gréement mixte, qui permet aux élèves d'apprendre le fonctionnement de tous les types de voiles, est parfois appelé gréement polonais. On peut remarquer que le mât d'artimon sert de cheminée.
    Royal Helena, comme Kaliakra représentait la Bulgarie dans les courses de grands voiliers. Il participait à la  Mediterranean tallship race 2013 et était présent à Toulon à la fin du mois de septembre. Il peut embarquer 47 stagiaires. Pour des sorties de la journée, sa capacité est de 100 passagers ou stagiaires. IL navigue surtout en Mer Noire et en Méditerranée, mais également en Atlantique (Antilles).
    Ce navire faisait partie d'une association, Wind is our Friend, comprenant des grands voiliers très divers comme Gorg Fock, Eye of the wind, Mercedes, Adornate, etc.

    En août 2018, le navire a été vendu à la République Dominicaine, dont il est désormais le grand voilier-école, sous le nom de ARD Juan-Bautista Cambiaso (ARD pour Armada Republica Dominicana).