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lundi 25 septembre 2023

BIMA SUCI

 

Type : trois mâts barque.


Gréement : 6 voiles carrées sur les 2 premiers phares, avec vergues de hunier et de perroquet volantes.. Mât d'artimon pouvant porter une voile à corne et un flèche.

Matériaux : coque et pont en acier.

Date et lieu de lancement : 2016 à Vigo (Galice, Espagne)
Autres noms : aucun
Utilisation initiale : Voilier-école de la marine militaire indonésienne.
Dernière nationalité connue : Indonésienne.
Dernier port d'attache connu :  Surabaya (est de l'ile de Java).

Dernière utilisation connue : Voilier-école de la marine militaire indonésienne.

Signification du nom : Bima Suci : C'est un demi-dieu, dans la religion hindoue, pratiquée par une minorité d'Indonésiens (notamment à Bali). Il est représenté par la figure de proue . Le nom est parfois précédé de l'abréviation KRI, qui signifie Kapalperang (navire de la marine militaire) Republik Indonesia.
 
Longueur hors-tout : 111,2 m
Longueur de la coque : 93 m
Longueur à la flottaison : 78,4 m
Largeur maximale : 13,65 m
Tirant d'eau maximal : 5,95 m
Tirant d'air : 49 m
Déplacement : 2356 t .
Surface maxi de voilure : 3361 m

État : Régulièrement entretenu jusqu'en 2013.
Avant : Étrave à guibre. Gaillard d'avant. Figure de proue représentant le dieu Bima Suci. Beaupré en 1 seule partie.

Arrière : Arrière à voûte, arrondi, sur lequel est inscrit le nom du navire, surmonté d'armoiries  ; gouvernail à tube de jaumière. 


Coque : Blanche .
Superstructures : Gaillard, Dunette avec passerelle sur son avant. 

    Bima Suci a été construit en 2015 -16 à Vigo, en Galice (Espagne). Il a remplacé Dewaruci (devenu navire-musée, visitable à Surabaya) comme voilier-école de la marine indonésienne. Il voyage beaucoup depuis sa mise en service en septembre 2017 (en commençant par un long voyage entre l'Espagne et l'Indonésie). Il était présent à l'Armada de Rouen en 2023. Aux escales, son équipage (dont 64 officiers) et les 119 cadets "oublient" parfois leur statut militaire pour mettre l'ambiance la plus sympathique de toute la flotte de grands voiliers, avec musique et danses. Ils concurrencent ainsi les Mexicains, ou  les Brésiliens, pas tristes non plus...

     Le navire bénéficie d'un équipement moderne dont des dessalinisateurs   Un superbe ambassadeur flottant de l'Indonésie, pays qui possède la plus importante population musulmane du monde mais qui a gardé aussi bien d'autres traditions, notamment hindoues et bouddhistes.


     

vendredi 1 mars 2019

KRUZENSHTERN.


Type : Quatre-mâts barque.

Gréement : 6 voiles carrées sur les 3 premiers phares ; huniers et perroquets volants ; mâts composés (3 parties) ; brigantine divisée + flèche sur l'artimon.
Matériaux : coque et pont en acier, rivetés à l'origine ; pont recouvert de bois. Mâts en acier.
Date et lieu de lancement : Wesernemünde (Bremerhaven, Allemagne), chantiers Tecklenborg ; 1926.

Nom lors du lancement : Padua
Autres noms : ?Utilisation initiale : Cargo cap-hornier allemand ; Armement F. Laiesz, de Hamburg.
Dernière nationalité connue : Russe.
Dernier port d'attache connu : Kaliningrad. (Russie, mer Baltique ; enclave russe entre les pays baltes et la Pologne)
Dernière utilisation connue : Navire-école.
État : assez peu modifié (rajout de superstructures) ; restauré et entretenu régulièrement.

Signification du nom : Adam Johann Ritter Von Kruzenshtern (Ivan Fedorovich, en russe) était un amiral, explorateur et savant estonien d'origine prussienne (1770 -1840). C'est le premier à avoir dirigé une expédition russe autour du Monde, entre 1803 et 1806. Ses navires s'appelaient Nadezhda et Neva. Padua, l'ancien nom du navire quand il était allemand, est le nom italien ou allemand de la ville de Padoue, en Italie.
Longueur hors-tout : 114,5 m
Longueur de la coque : 104 m
Longueur à la flottaison : 95,5 m
Largeur maximale : 14 m
Tirant d'eau maximal : 7,2 m
Tirant d'air : 58 m
Déplacement : 3725 t
Surface maxi de voilure : 3655 m²
Avant : étrave à guibre, sans figure de proue ; gaillard d'avant ; beaupré sans bout-dehors.Arrière : à voûte ; gouvernail à mèche dans tube de jaumière ; pas de dunette arrière surélevée ; barre à roue sur la "dunette" de commandement centrale. Nom et port d'attache écrits en cyrillique.
Coque : noire et blanche à faux sabords.

Ce quatre-mâts barque est tout juste un peu plus court que le Sedov ; il est, avec celui-ci, le seul authentique cap-hornier qui navigue encore. Il faisait régulièrement le tour du Monde par l'Australie et le Cap Horn, transportant des nitrates du Chili, puis du grain d'Australie. Comme le Sedov encore, il embarquait des élèves.
Il se distingue du Sedov par sa coque noire et blanche à faux sabords, comme le Belem.
Malgré les superstructures qui gâchent la silhouette au niveau de la dunette centrale, c'est un des plus élégants voiliers qu'on puisse rencontrer.

En 1946, remis par l'Allemagne à l'URSS comme dommage de guerre, il n'a été restauré puis utilisé qu'à partir de 1960 ; il a ensuite été restauré plusieurs fois. Il a changé plusieurs fois d'affectation, (navire hydrographique, voilier-école) et subi bien des vicissitudes, mais a servi surtout à l'école des pêches. Sous l'ère soviétique a participé à plusieurs courses de grands voiliers, où il a souvent bien figuré, mais ses concurrents le surnommaient Dieselstern. Mauvaises langues, ou réalité ? Sans doute réalité, suite à des ordres venus d'en haut...
Récemment, des subventions allemandes et l'embarquement de passagers payants ont permis de nouvelles restaurations.
   Son équipage de 74 marins (dont 14 officiers) peut accueillir 150 stagiaires. Il n"est pas venu aux premières Armadas de Rouen ; nous pensions que, comme pour le Sedov, c'était à cause de son tirant d'air. Mais il est arrivé à l'Armada 2013. Nombreux auraient sans doute été les spectateurs intéressés par son passage sous les ponts de Tancarville ou de Brotonne, mais il est apparemment arrivé de nuit....Le navire est  venu à Saint-Malo (1999) et à Brest (2002, 2008, 2012) , sans être inquiété par les Suisses comme l'a été le Sedov.
    En 2013, il était également à la fin du mois de septembre à Toulon, dans le cadre de la Mediterranean Tall ships regatta.
    Il a participé aux fêtes de Brest 2016, mais n'est pas allé à Douarnenez. 2017 a vu sa participation aux Grandes Voiles du Havre  et il était à "escale à Sète", fin mars-début avril 2018. 
     
   Sa présence est annoncée à la prochaine Armada de Rouen (6-16 juin 2019), ainsi que celle du Sedov.


dimanche 1 juillet 2018

LIBERTAD

Type : Trois-mâts carré.

Libertad descendant la Seine au coucher du soleil (Armada 1989)


Gréement : 5 vergues sur chaque phare ; petite brigantine.

Matériaux : Coque et pont en acier. Mâts en acier, en 3 parties.

Date et lieu de lancement : 1956 en Argentine.
Nom lors du lancement : Libertad.
Autres noms :

Utilisation initiale : Voilier école argentin.
Dernière nationalité connue : Argentine.
.
Dernier port d'attache connu : Buenos Aires, Argentine.
Dernière utilisation connue : Navire-école.
État : régulièrement entretenu.


Signification du nom :  Libertad signifie Liberté en Espagnol, langue officielle de l'Argentine. La figure de proue représente La Liberté.

Longueur hors-tout : 105,2 m

Longueur de la coque : 91,8 m
Longueur à la flottaison : m
Largeur maximale : 13,8 m

Tirant d'eau maximal : 6,7 m
Tirant d'air : 55
m

Déplacement : 3675 t
Surface maxi de voilure : 2643




Coque : Blanche.
Superstructures : Importantes, rendant la silhouette de ce navire assez lourde.
Avant : étrave à guibre ; beaupré en 1 seule partie ; figure de proue (femme représentant la Liberté) .


Arrière : à voûte. Gouvernail à tube de jaumière.

    Libertad est un trois-mâts carré assez récent, construit en 1956 par un chantier argentin pour remplacer le Presidente Sarmiento, aujourd'hui conservé comme navire-musée à Buenos-Aires. C'est un des plus grands voiliers du monde.

   Il a été récemment l'objet d'un incident avec le Ghana, qui l'a retenu plusieurs mois pour cause de dettes impayées par l'Argentine.

   En France Libertad  a participé aux Armadas 1989 et 2003 et à Brest 2016. Il est invité à la prochaine Armada qui aura lieu en juin 2019.



mercredi 21 mars 2018

CAPITAN MIRANDA


Type :  goélette bermudienne à trois mâts.

Gréement : Mâts  en alu, en une seule partie, avec 3 étages de grandes barres de flèche, comme ceux des yachts modernes.  Voiles bermudiennes sur les trois mâts. 2 focs et une trinquette. Voiles triangulaires au-dessus de la misaine bermudienne. Certaines voiles décorées aux couleurs uruguayennes (blanches et bleu, soleil jaune) sont établies  lors des escales.

Matériaux : Coque en acier.
Date et lieu de lancement : 1930 à Cadiz (Andalousie)
Autres noms : 
Utilisation initiale : cargo, puis navire océanographique.
Dernière nationalité connue : Uruguayenne..
Dernier port d'attache connu : Montevideo.
Dernière utilisation connue : Voilier école de la marine militaire uruguayenne.

Signification du nom : Capitan Miranda est le nom d'un officier uruguayen célèbre dans son pays pour ses travaux océanographiques et ses écrits. Aucun rapport avec le général vénézuélien du même nom.

Longueur hors-tout : 64 m
Longueur de la coque : 55 m
Longueur à la flottaison :  m
Largeur maximale : 8,4 m
Tirant d'eau maximal : 3,2 m
Tirant d'air : m
Déplacement : 839 t .
Surface maxi de voilure : 853 m².


État : Cargo espagnol, naviguant entre l'Espagne et l'Amérique du sud ; puis navire océanographique et hydrographique uruguayen à partir de 1960 à 2 mâts. Refondu en 1970 puis en 1993. Bien entretenu et naviguant régulièrement depuis.

Avant : Étrave à guibre. Jusqu'en 2007, pas de  figure de proue ; nom écrit de chaque côté, encadré de soleils stylisés ; beaupré court, en 2 parties.
La décoration a été modifiée en 2007, avec une tête d'homme entourée de rayons, représentant le soleil, et une frise entourant le nom du bateau sur chaque bord ; le tout en bois. Beaupré en 1 seule partie.


  
Arrière : voûte ; gouvernail à tube de jaumière ; pas de dunette, franc-bord très bas ; bastingage remplaçant le pavois.
   Coque : Noire, liston blanc. franc bord très réduit à l'arrière.

   Superstructures : très importantes, rappelant son rôle d'ancien navire hydrographique.

                             
    Capitan Miranda est un ancien cargo espagnol construit à Cadiz en 1930. Acheté par la marine uruguayenne en 1960, il a d'abord été transformé en navire hydrographique et océanographique en 1960 puis refondu en 1978 et transformé en voilier-école gréé comme un voilier bermudien moderne. Une nouvelle restauration, quasiment une reconstruction, a été réalisée en 1993 en Espagne.
    Le navire navigue beaucoup et participe aux courses de grands voiliers (par exemple à Cherbourg en 2005) et aux rassemblements comme l'Armada de Rouen.  
   Comme tous les équipages d'Amérique latine, celui du Capitan Miranda propose des animations musicales aux escales et se fait remarquer par son dynamisme.