mercredi 16 octobre 2013

SANTA EULALIA

Type :  Goélette franche à trois mâts
                                   

Gréement : Mâts en bois, en 2 parties. Gréement classique de goélette franche, avec voiles à corne et flèches. 3 focs, une trinquette.

Matériaux : Coque, pont et espars en bois.
Date et lieu de lancement : 1919 à Badalona
Autres noms : Carmen Flores, Puerto de Palma, Cala san Vicente, Sayremar
Utilisation initiale : Caboteur catalan ("pailebote")
Dernière nationalité connue : catalane, espagnole.
Dernier port d'attache connu : Barcelona
Dernière utilisation connue : Voilier de promenade et de croisière.

Signification du nom : Santa Eulalia est, avec Santa Madrona, une des deux saintes patronnes de la ville de Barcelone. La cathédrale de la ville (La Seu) lui est consacrée.
   Carmen Flores était la fille de l'armateur qui a fait construire le navire.

Longueur hors-tout : 47 m
Longueur de la coque : 34,6 m
Longueur à la flottaison : 29,3 m
Largeur maximale : 8,5 m
Tirant d'eau maximal : 4 m
Tirant d'air : 29 m
Déplacement :  215 t .
Surface maxi de voilure : 525 m²

État : restauré, bien entretenu.

Avant : Étrave à guibre ; beaupré en une seule partie



Arrière : à voûte surmontée d'un tableau très incliné ; gouvernail à tube de jaumière.

Coque : Blanche .
Superstructures : 2 roufs : l'un à l'arrière du mât d'artimon, l'autre à l'arrière du mât de misaine.



    Santa Eulalia est un des derniers caboteurs catalans qui sillonnaient la Méditerranée et également l'Atlantique à partir de la Catalogne ou des îles Baléares. On les appelait parfois goélettes majorquines. Un autre nom pour les désigner était pailebot (ou pailebote). On ne connait pas trop l'origine de ce nom ; certains avancent une ressemblance phonétique avec pilot-boat ; mais les bateaux -pilotes sont plus petits et plus maniables. Une goélette, en espagnol, se dit goleta.
 
     Un des pailebots les plus célèbres était gréé en brick : c'est Maria-Asumpta, qui a fait naufrage en 1995. Un autre, Thô-Pa-Ga, a sombré dans le golfe de Gascogne alors qu'il se rendait aux Tonnerres de Brest 2008. 
       Isla Mauritia, construit en 1852, était peut-être, il, n'y a pas longtemps, le plus vieux voilier du monde en état de naviguer. Hélas, lors d'un cyclone en février 2013, le navire a cassé son mouillage et est allé s'échouer sur des roches. Pendant une vingtaine d'années, il avait navigué en charter autour de l'île Maurice, mais était quasiment abandonné. Toujours échoué, très détérioré, trouvera-t-il quelqu'un pour le renflouer avant qu'il ne soit trop tard ?
       Il ne reste guère que Cala Millor, beaucoup plus récent (1952)  Une autre goélette de ce type, Miguel Caldentey, est actuellement en cours de restauration près de Narbonne. Si tout va bien, elle devrait être en état de naviguer en 2016 ou en 2017.

  Santa Eulalia a été lancée en 1919 à Badalona sous le nom de Carmen Flores. et a transporté diverses marchandises à travers la Méditerranée (minerais, grains, sel, bois) ; parfois également de passagers. Devenue goélette à 2 mâts (1929) puis bateau à propulsion mixte voile et moteur, elle a changé plusieurs fois de nom et a eu plusieurs propriétaires ; l'un d'eux était contrebandier, ce qui a entrainé la saisie du navire. En 1973, elle a été utilisée pour des travaux sous-marins ; en 1997, rachetée par le musée maritime de Barcelone, elle a été restaurée et a retrouvé son aspect initial.
   La goélette  peut se visiter au port-musée de Barcelone. mais elle sert également de navire-ambassadeur de la ville ; elle a participé à des rassemblements de grands voiliers en Méditerranée et en Atlantique. En septembre 2013, elle participait à la Mediterranean tallships race et a fait escale à Toulon. Elle peut embarquer 30 passagers avec un équipage de 6 personnes.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire