mardi 22 décembre 2015

SEDOV

Type : Quatre-mâts barque.

Les photos sur lesquelles Sedov est noir et blanc datent de Brest 2012 ; celles où il est tout blanc de 2002. 
Le Sedov en rade de Brest le 13 juillet 2012.




Gréement : 6 voiles carrées sur les 3 premiers phares ; huniers et perroquets volants ; mâts composés (3 parties), peints en orange (naguère, ils étaient plutôt jaunes) ; brigantine divisée + flèche sur l'artimon.

Matériaux : coque et pont en acier, rivetés à l'origine ; pont recouvert de bois. Mâts en acier.
Date et lieu de lancement : 1921 à Kiel (Allemagne), chantiers Krupp.
Nom lors du lancement :Magdalene Vinnen.
Autres noms : Kommodore Joutsen à partir de 1936.
Utilisation initiale : Cargo cap-hornier allemand ; Armements Vinnen, puis Norddeutscher Lloyd ; basé à Bremerhaven. Pendant la guerre, voilier-école naviguant en Baltique, puis désarmé à Flensburg.
Dernière nationalité connue : Russe.
Dernier port d'attache connu : Mourmansk. (Russie, sur l'Océan Arctique)
Dernière utilisation connue : Navire-école.
État : assez peu modifié ; restauré et entretenu régulièrement.


Signification du nom : Giorgii Sedov était un explorateur polaire russe, né en 1877 et décédé lors d'une expédition en 1917. 

Longueur hors-tout : 117,5 m
Longueur de la coque : 109 m
Longueur à la flottaison :
Largeur maximale : 14,7 m
Tirant d'eau maximal : 7,5 m
Tirant d'air : 64 m
Déplacement : 1980 t à lège ; 7320 t à pleine charge lorsqu'il servait de cargo.
Surface maxi de voilure : 4150 m²

Avant : étrave à guibre, sans figure de proue ; gaillard d'avant ; beaupré sans bout-dehors. Une frise a été posée depuis que le navire a été repeint ; elle se termine par une volute à l'avant et comprend l'écusson de l'école maritime de Mourmansk (on y lit le nom de Mourmansk en cyrillique ; un bateau de pêche et un poisson y sont représentés).

Arrière : à voûte ; gouvernail à mèche dans tube de jaumière ; pas de dunette arrière surélevée ; Nom et port d'attache écrits en cyrillique.


  Superstructures : longue dunette centrale, surplombée par une timonerie assez volumineuse.

  Ce quatre-mâts barque est le plus grand voilier " d'époque" existant aujourd'hui ; il est un peu plus long que le Kruzenshtern ; il est, avec celui-ci, le seul authentique cap-hornier qui navigue encore (il en existe d'autres mais ce sont des navires-musées stationnaires). Il faisait régulièrement le tour du Monde par l'Australie et le Cap Horn, transportant des nitrates du Chili, puis du grain d'Australie. Il était alors allemand et s'appelait Magdalene Winnen (Il appartenait à l'armement Vinnen) : ce nom est encore écrit sur la cloche et sur la barre.. Comme le Kruzenshtern encore, il embarquait des élèves. 
   Il est, depuis quelques années dépassé en taille, par le Royal Clipper, grand cinq-mâts moderne à phares carrés, utilisé comme paquebot. On n'a, jusqu'à présent, pas vu ce navire sur les côtes atlantiques françaises : Royal Clipper navigue surtout en Méditerranée et sur d'autres mers chaudes. Il y a quelques années, un projet français, soutenu par Éric Tabarly, prévoyait de reconstituer France II, le plus grand cap-hornier qui ait jamais navigué. Tabarly n'est plus et la crise est passée par là : on ne parle plus de ce projet ; le site internet de l'association n'a pas été mis à jour depuis 2007 : est-elle dissoute ou simplement en sommeil ? 
   Sedov se distinguait du Kruzenshtern par sa coque blanche. Mais il a été depuis quelques années peint en noir avec une bande blanche au-dessus de la flottaison. Il n'y a pas de faux sabords comme sur le Kruzenshtern. Le pavois et la dunette centrale sont également resté blancs. Ce sont les couleurs d'origine, du temps ou le navire s'appelait Magdalene Winnen.  La silhouette du Sedov est ainsi encore plus fine.

En 1946, remis par l'Allemagne à l'URSS comme dommage de guerre, rebaptisé Sedov, il a été remis en service en 1952, restauré et transformé en navire océanographique. Totalement rénové en 1981, il est utilisé comme voilier-école et dépend de l'université technique de Mourmansk.
Aujourd'hui, des subventions allemandes et l'embarquement de passagers payants ont permis de nouvelles restaurations.
Son équipage de 76 marins peut accueillir 120 stagiaires, qui y effectuent des stages de 3 mois. Il peut aussi embarquer 50 passagers payants.
En raison de son tirant d'air, qui l'empêche de passer sous les ponts de Normandie, de Tancarville et de Brotonne, il ne peut pas accéder à Rouen. Mais il est venu à Saint-Malo (1999) et à Brest (1996 et 2000 lors des fêtes quadriennales et 2002). Il est venu souvent à Douarnenez, dès les fêtes de 1988. En 2000, une banque suisse envers laquelle l'État Russe est endetté, menaçait le navire de saisie. Depuis, on l'a beaucoup moins revu en France. Sa présence aux Tonnerres de Brest 2012 était donc une bonne nouvelle pour les admirateurs de ce magnifique navire, mais il n'est pas allé à Douarnenez, port qui l'a pourtant accueilli plusieurs fois Sa présence, à Brest,  en juillet 2016, est annoncée.

La photo ci-dessus montre le Sedov quittant la rade de Brest en 2002 son immense mâture est en partie cachée par un banc de brume.

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